Homélie du 5ème dimanche de carême (2017): La résurrection de Lazare

Publié le par Paroisse Lillois

Jn 11, 1-44

Il y eut un malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. C’est cette Marie qui, par la suite, a répandu du parfum sur le Seigneur et Lui a essuyé les pieds de ses cheveux ;

C’était son frère, Lazare, qui était malade. Les sœurs envoyèrent donc un messager auprès de Lui pour Lui dire : “Vois, Seigneur, ton ami est malade”. Apprenant cela, Jésus répondit : “Cette maladie n’est pas pour la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié”. Or Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare. Toutefois, ayant appris qu’il était malade, Il resta deux jours encore là où Il se trouvait ; alors seulement, Il dit aux disciples : “Retournons en Judée”. Les disciples Lui dirent : “Rabbi, hier encore les Judéens cherchaient à Te lapider, et Tu retournes là-bas ?” Jésus répondit : “N’y a-t-il pas douze heures dans la journée ? Quiconque marche durant le jour ne trébuche pas, car il voit la lumière de ce monde, mais celui qui déambule pendant la nuit trébuche, car la lumière n’est pas en lui”. Il parla ainsi, puis Il leur dit : “Lazare, notre ami, s’est endormi, mais je vais aller le réveiller”. Et ses disciples Lui dirent : “Seigneur, s’il dort, il sera sauvé !”  C’est de sa mort que Jésus voulait parler, mais eux s’imaginèrent qu’Il parlait du repos du sommeil. Alors Jésus parla clairement : “Lazare est mort ! Et je me réjouis à cause de vous d’avoir été absent afin que vous ayez la foi ; allons donc chez lui !”  Thomas, c’est-à-dire : « le Jumeau », dit aux autres disciples : “Allons, nous aussi, et mourons avec Lui”.

Arrivant donc, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours.

Or Béthanie ne se trouve qu’à quinze stades environ de Jérusalem;

beaucoup de Judéens étaient venus consoler Marthe et Marie au sujet de leur frère.  Dès que Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle alla à sa rencontre, tandis que Marie était assise à la maison. Marthe dit à Jésus : “Si Tu avais été présent, Seigneur, mon frère ne serait pas mort ! Maintenant encore, je sais que tout ce que Tu demanderas à Dieu, Dieu Te l’accordera”. Jésus lui dit : “Ton frère ressuscitera !”

Marthe Lui répondit : “Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au Jour qui vient”. Jésus lui dit : “C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui a foi en moi, fût-il mort, vivra ; et quiconque est vivant et a foi en moi ne mourra plus éternellement! Es-tu certaine de cela ?”

Elle Lui dit : “Oui, Seigneur, je crois avec certitude que Tu es le Christ, le Fils de Dieu qui vient dans le monde”. Et sur ces mots, elle alla chercher sa sœur et lui dit à voix basse : “Le Maître est là et Il t’appelle”. L’entendant, elle se leva et alla Le rejoindre à la hâte.

Jésus n’était pas encore entré dans le village, Il était resté à l’endroit même où Marthe L’avait rencontré. Les Judéens qui étaient avec elle dans la maison pour la consoler, voyant que Marie s’était levée en hâte pour sortir, l’accompagnèrent, pensant qu’elle se rendait au sépulcre pour se lamenter.

Etant arrivée au lieu où se tenait Jésus, Marie, Le voyant, se prosterna à ses pieds en disant : “Si Tu avais été présent, Seigneur, mon frère ne serait pas mort !” De la voir ainsi pleurer, elle et tous les Judéens qui l’accompagnaient, Jésus tressaillit dans son esprit et se troubla Lui-même. Et Il dit : “Où l’avez-vous mis ?” Ils Lui dirent : “Seigneur, viens et vois !” Et Jésus pleura. Les Judéens se disaient : “Voyez à quel point Il l’aimait” Mais quelques-uns d’entre eux disaient : “Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-Il pas empêcher cet homme de mourir ?” Mais Jésus, tressaillant encore en Lui-même, s’approcha du tombeau ; c’était une grotte, et une pierre était placée devant. Jésus dit : “Enlevez la pierre !” Marthe, la sœur du défunt, Lui dit : “Seigneur, il sent déjà, car voici quatre jours qu’il est là”. Jésus lui dit : “Ne t’ai-je pas dit que si tu avais la foi tu verrais la gloire de Dieu ?” On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : “Père, je Te rends grâce de m’avoir écouté ; pour moi, je sais que Tu m’écoutes toujours, mais je le dis à cause de cette foule qui m’entoure, afin qu’ils croient avec certitude que c’est Toi qui m’as envoyé”.Ayant ainsi parlé, Il cria d’une voix forte :

“Lazare, viens dehors !” Et le mort sortit, tout lié de bandelettes aux pieds et aux mains, et le visage enveloppé d’un linge ; et Jésus leur dit : “Déliez-le et laissez-le aller !”

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